Moudawana : 17 ans après, dépoussiérage urgent

Par La Rédaction

Nous sommes en 2004. Les Marocaines poussent un hourra de soulagement et de fierté. L’avenir des femmes, mais aussi de la famille marocaine, peut être envisagé avec espoir. Grâce à la réforme de la Moudawana, le mari de Sanaa ne peut plus la quitter sans passer par la case tribunal. Le père de Hanane ne peut plus la marier à l’âge de 15 ans sans passer devant la justice avec un argumentaire précis et un dossier médical. Grâce à la Moudawana, Khadija devient enfin la “coresponsable” de ses deux enfants. Ces femmes ne sont pas militantes et se fichent bien du labyrinthe législatif qu’a connu la réforme du Code de la famille avant d’être adopté. Citoyennes, elles se réjouissent de voir que l’Etat est finalement de leur côté grâce à un statut juridique les rendant autonomes et indépendantes. Mais l’horizon ne tarde pas à s’assombrir. Très vite, Sanaa se rend compte qu’elle ne peut toujours pas se remarier sans perdre la garde de ses enfants. Hanane comprend que ses parents n’ont pas besoin d’être si persuasifs que ça devant le…

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