Transports urbains : (in)compétence nationale

Par La Rédaction

L’Association des transporteurs urbains (ATU) s’active depuis plusieurs mois pour alarmer nos autorités. Son principal grief est l’exclusion des opérateurs marocains de l’appel d’offres pour la délégation des transports urbains de Casablanca ainsi que du projet d’appel d’offres futur de Marrakech. S’appuyant sur cette exclusion, l’ATU a décidé d’ouvrir un débat plus vaste.La préférence nationale ne joue pas”, se plaint l’association auprès de la CGEM. Au ministre de l’Économie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, elle rappelle ses propos dans la presse : “Ce n’est pas normal que des cahiers des charges soient conçus pour favoriser les étrangers.L’argumentaire des transporteurs s’appuie sur le risque que représente la mainmise d’un opérateur étranger sur un secteur stratégique. Il s’agit bien sûr de l’Espagnol Alsa, présent dans cinq des plus grandes villes du royaume et dont des millions de Marocains dépendent quotidiennement pour se déplacer. En 2015 déjà, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’alarmait, dans l’un de ses avis, de “l’extension du recours au privé dans des domaines jugés stratégiques et relevant des fonctions régaliennes de l’État”, et de se poser la question…

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