Taxe carbone aux frontières de l’Europe, calamité ou aubaine pour les exportateurs marocains?

Pour atteindre ses objectifs climatiques et rembourser son plan 
de relance, l’Union européenne esquisse un nouveau mécanisme d’ajustement carbone à ses frontières. Les exportateurs marocains devraient faire face à de nouveaux défis.

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Le royaume a déjà “pris de l’avance” par rapport à ses concurrents sur le marché européen : en 2018, le taux des énergies renouvelables dans la puissance électrique installée au Maroc s’est situé à 34%. Crédit: Ina FASSBENDER / AFP

Dans sa bataille pour le climat, l’Union européenne compte jouer toutes ses cartes. Dans sa palette d’instruments figure notamment un nouveau Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF). Un outil de politique écologique destiné à lutter contre les fuites de carbone et les délocalisations environnementales. Alors que l’UE vise la neutralité carbone en 2050 avec, comme objectif intermédiaire en 2030, une baisse des émissions de CO2 de 55% par rapport à leur niveau de 1990, cet instrument devrait permettre à Bruxelles d’imposer ses normes environnementales aux entreprises étrangères exportant sur son sol. Les importations européennes représentent à ce jour jusqu’à 20% des émissions de gaz à effet de serre de l’UE. Concrètement, ce mécanisme définirait un seuil d’émissions de gaz à effet de serre à partir duquel une activité économique est considérée comme “trop polluante”. Ainsi, tous les biens importés sur le territoire de l’UE dont la production affiche…

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