Rupture publique du jeûne : les Zorro de la Sunna

Par Fatym Layachi

Tu n’en peux plus de cette pandémie. Autant l’an dernier c’était en plein confinement, c’était clairement étrange, ça n’avait strictement rien de normal et tu l’acceptais en tant que tel. Autant cette année tu es perturbée. Tu as du mal à trouver tes marques. En fait tu trouves que tout est un peu déroutant. Bien évidemment il y a quelques trucs qui sont absolument immuables. Comme tous les ans, tu passes la moitié du mois à te plaindre de maux de tête et l’autre moitié à te plaindre de l’humeur de tes collègues en oubliant que la tienne est détestable. Comme tous les ans, ta tante se dit qu’elle va profiter du mois sacré pour se mettre à la méditation et au sport et comme tous les ans, elle va manger trop de chebbakia tous les soirs et s’en plaindra tout l’été. Comme tous les ans, ton cousin fait sa crise mystico-vestimentaire. Comme tous les ans, ta mère et ses copines lancent de grandes opérations caritatives. Comme tous…

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