Le football, les épiciers et les romantiques

Par Réda Allali

Cette semaine a été chargée, les amis. C’est bien simple : le football a failli disparaître, tout simplement. Comme ça, un dimanche soir de ramadan, en soirée confinée, tout un pan de l’histoire s’est retrouvé menacé d’engloutissement dans le grand néant. Al hamdoulillah, cette épouvantable menace s’est dissipée dès le mardi, et les putschistes ont été défaits dans le déshonneur, comme un vulgaire escadron de parachutistes avinés au petit matin dans un pays du Tiers-monde. Zakaria Boualem a décidé, ici même, de relater ces deux jours qui auraient pu tuer son sport favori. Il faut commencer par rappeler quelques principes. Depuis environ vingt ans, le football vit un affrontement homérique entre les forces du capitalisme et celles du sport. Les puissances de l’argent veulent beaucoup de matches, tandis que celles du sport veulent de l’enjeu. Ces deux exigences sont incompatibles, bien sûr. Les épiciers ne veulent pas risquer de défaites qui les éliminent, alors que les romantiques exigent des matches couperets, à élimination directe, les seuls qui les font vibrer. Du coup, comme le premier camp est le plus fort, l’évolution…

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