Jamal Boushaba, un dandy a tiré sa révérence

Par Fatym Layachi

Le printemps est bien là. Le temps est doux. Le ciel est du bleu dont on rêve en hiver. Ce ramadan sous couvre-feu te semble un peu décalé. Tu trouves les journées trop longues et les soirées trop courtes. Et au milieu de cette apparente tranquillité, une nouvelle est venue briser le silence : un dandy a tiré sa révérence. Ce dandy c’était Jamal Boushaba. C’était un personnage hors norme. C’était une allure, une voix, un phrasé. Une gueule aussi. Une démarche de funambule. Autant oiseau de jour au regard aiguisé qui contemplait et commentait la vie et la ville que papillon de nuit appréciant les néons cinématographiques de ces comptoirs où les langues et les vies se délient. Puissamment rock et viscéralement attaché aux traditions qu’il défendait avec ardeur. Il a mené sa carrière, animé par sa passion pour l’art. Il a été journaliste, chroniqueur, critique d’art, curateur, commissaire d’exposition… Il était de ceux qui estiment que la culture est quelque chose d’important. Que la culture n’est pas du divertissement. Que la culture, le patrimoine et les arts…

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