Fatiha Mejjati, quand “la Veuve noire” se confiait à TelQuel

À Casablanca, au début des années 2010, entre sa libération et son départ pour la Syrie, Fatiha Mejjati ruminait une colère sourde contre les États-Unis et les nations arabes. 
À l’époque, nous l’avions rencontrée plusieurs fois à son domicile. Confidences.

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Parmi les défenseurs des prisonniers islamistes, elle irritait des militants: “Fatiha Mejjati était tempétueuse, rejetait toute idée de compromis, et, au final, ne parlait pas tant du sort des prisonniers que de questions de géopolitique, du pouvoir américain...”, précise un avocat. Crédit: TNIOUNI/TELQUEL

Les fruits, au début du repas”, dit-elle, découpant avec des gestes précieux des fruits de saison, selon un commentaire classique d’un hadith. Nous sommes en 2010. À l’approche de la cinquantaine, Fatiha Mejjati accueille peu de monde. Quelques années auparavant, elle avait été assaillie par les questions des journalistes.

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Elle avait déclaré à un média français que la France risquait de subir des attentats à cause de son alignement sur la politique américaine. Menace directe déjà ? Elle s’en défendait en assurant n’avoir qu’énoncé une évidence. Depuis, elle cultivait la discrétion, le plus souvent dans son appartement aux frontières entre les quartiers Racine et Gauthier, à Casablanca. Le salon est typique de ceux qui suivent la vulgate salafiste: pas de photos de famille au mur et un long tissu traversant le salon et permettant de séparer hommes et femmes si…
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