Hajja Hamdaouia est partie, notre identité est en deuil

Par Fatym Layachi

Le mois sacré a quasiment débuté. La frénésie qui le précède, elle, est bien installée. Ta tante panique un peu. Ce confinement qui n’en est pas un mais qui l’est un peu quand même la laisse un peu perplexe. A bien y regarder, tu as l’impression que tout le pays est un peu perplexe. Et cet état de perplexité n’a absolument rien à voir avec le ramadan. C’est un état quasiment permanent dans le plus beau pays du monde. On n’est jamais totalement quoi que ce soit, on est toujours un peu mitigé. Entre modernité et tradition pour le dire joliment. Le cul entre deux chaises, voire plus, si on est plus honnête. On ne sait jamais sur quel pied danser. Et en parlant de danse, celle qui a fait danser et vibrer le pays depuis soixante-dix ans s’est éteinte. Hajja Hamdaouia ne chantera plus. L’icône de la musique marocaine nous a quittés. Et d’une certaine manière, c’est toute notre identité qui est en deuil. Dans ce pays aussi beau que disparate, dans ce pays où les différentes strates de…

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