L’ASMEX et l’European Kosher main dans la main pour labelliser les produits casher marocains

L’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) et l’European Kosher ont signé, le 1er avril, un accord pour la mise en œuvre d’une stratégie de labellisation des produits casher marocains.

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Alors que les abattages casher et halal sont combattus en Europe, Menahem Pinto annonce que ses nouveaux produits estampillés casher seront sur les étals marocains dans les mois à venir. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

L’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) et l’European Kosher, organisation européenne de certification des produits casher située en Belgique, ont conclu, le 1er avril, un accord-cadre pour créer un écosystème de production et de valorisation d’aliments casher, annonce l’ASMEX ce jeudi 8 avril dans un communiqué. Cet écosystème comprendrait une infrastructure de labellisation casher pour les exportations de produits alimentaires marocains.

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“Ce partenariat vise notamment la mise en place d’une stratégie nationale pour l’offre casher marocaine”, souligne le communiqué. Il s’agira “d’encourager et d’accompagner les entreprises à s’adapter et à bénéficier d’un label casher EK certifiant l’authenticité de leurs produits”, mais aussi de “positionner les exportations marocaines de produits alimentaires sur de nouveaux marchés internationaux en leur proposant les produits casher et halal”. Il est également prévu qu’un salon annuel ou biennal halal et casher au Maroc soit organisé dans le cadre de cet accord entre les deux associations.

L’ASMEX rappelle que plus de 55 millions de consommateurs à travers le monde exigent une labellisation casher. “Certains achètent de la nourriture casher pour des raisons religieuses et d’autres se la procurent pour des raisons de qualité, de traçabilité ou de santé. Un marché précieux en profits se profile donc pour le Maroc qui se lance dans cette forme de labellisation”, fait valoir l’association.

Pour rappel, le terme “casher”, qui signifie “apte” ou “conforme”, principalement utilisé dans le domaine alimentaire, est devenu avec le temps l’expression qui “consacre” un aliment et en permet la consommation pour les communautés juives, rappelle la même source.

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