Collaborations : le rap (marocain) sans frontières

Consommé localement jusqu’au milieu des années 2010, le rap marocain a su, depuis, s’affranchir de la barrière de la langue et à s’exporter à l’étranger. Regards croisés sur une scène qui fascine de l’autre côté de la Méditerranée.

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Le rappeur marocain Shobee du groupe Shayfeen aux côtés du rappeur français Laylow, lors d’un concert organisé par Naar au Trabendo, à Paris le 29 mars 2019. Crédit: Guillaume Durant

Oxmo Puccino n’est pas près d’oublier son concert à L’Boulevard en 2018. Ce jour-là, ce vétéran du rap français se produisait aux côtés de Shayfeen, Madd et El Grande Toto sur la scène principale du festival casablancais.

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Une occasion pour lui de découvrir la nouvelle scène marocaine. “J’ai vu le public reprendre les paroles avec le cœur et c’est quelque chose que l’on peut voir dans les moments où les gens ont besoin d’un cri, d’une voix. Ce sont des moments forts”, nous confiait-il en janvier 2020, en marge de son concert aux côtés de Mobydick à l’Institut français de Casablanca. Cette force, le rap marocain la doit essentiellement aux “mélodies et aux toplines (mélodie d’un refrain ou d’un couplet réalisée à partir d’une instrumentale qui existe déjà, ndlr), qui sont d’égal à égal avec le reste du…
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