Malades, allergies, femmes enceintes : les éclaircissements du ministère de la Santé sur la vaccination anti-Covid

Dans une note publiée le 9 mars, le ministère de la Santé tente de répondre à certaines questions particulières qui se posent depuis le début de la campagne de vaccination.

Par

Yassine Toumi / TelQuel

Dans un article publié précédemment, TelQuel tentait de répondre à certaines questions relatives aux cas particuliers d’éligibilité à la vaccination contre le Covid-19. Le ministère de la Santé a publié ce mardi 9 mars de nouvelles informations relatives aux contre-indications et aux situations particulières.

Patients atteints de Covid ou d’autres maladies

Nous apprenons dans ce document que toutes les personnes âgées de 17 ans et plus peuvent être vaccinées par le vaccin anti Covid-19, quels que soit la maladie ou le traitement en cours, à l’exception des femmes enceintes et allaitantes, des personnes ayant eu des antécédents de choc anaphylactique ou d’œdème de Quincke, ou ayant présenté une réaction allergique suite à la première dose du vaccin.

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Le ministère précise également que les personnes ayant été infectées par le virus sont également éligibles, à condition de respecter un délai de quatre semaines après l’apparition des symptômes et que le patient soit guéri. Le même délai s’applique pour la deuxième dose en cas d’infection après la première injection.

Autre question soulevée : le vaccin contre le Covid-19 peut-il être administré en parallèle avec d’autres vaccins inactivés ou vivants ? Le ministère précise que la programmation du vaccin anti Covid-19 et d’autres vaccins doit être séparée d’au moins 14 jours entre un vaccin inactivé et le vaccin anti-Covid-19, et d’au moins 4 semaines entre un vaccin vivant et le vaccin anti-Covid-19.

Les vaccinations urgentes (anti-rabique, anti-menigococcique, sérum anti-tétanique) doivent être prioritaires lorsqu’elles sont indiquées, quel que soit le statut vaccinal par rapport à la vaccination contre le Covid. Enfin, les vaccins peuvent être administrés en intercures chez les patients sous chimiothérapie ou immunothérapie, et à n’importe quel moment pour les patients sous hormonothérapie ou thérapie ciblée orale.

Actions correctives

Le ministère de la Santé a également publié une liste d’actions correctives à suivre en cas de situations particulières. En cas d’administration par inadvertance du vaccin aux femmes enceintes et allaitantes, le ministère recommande de ne pas interrompre la grossesse et l’allaitement et de signaler le cas aux autorités.

On retient également qu’en cas d’injection de deux doses par inadvertance au moment de l’administration de la première dose, l’administration de la deuxième dose doit être maintenue en respectant les intervalles en vigueur.

Concernant le non-respect de l’intervalle recommandé entre les deux doses du même vaccin (21 jours pour Sinopharm et 28 jours pour AstraZeneca), le ministère de la Santé émet les recommandations suivantes : pour les deux vaccins, si l’intervalle est inférieur à 21 jours, administrer une dose du même vaccin après le 28e jour à compter de la date de la deuxième dose administrée par inadvertance. En cas de dépassement des intervalles recommandés, administrer la deuxième dose dès que possible et ne pas reprendre la vaccination depuis le début.

Pour AstraZeneca, si l’intervalle est compris entre 21 et 28 jours, il n’y a pas besoin de réadministrer le vaccin.

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