Comme il y a dix ans, un 20 février

Par Fatym Layachi

Le printemps pointe son nez. Et tu adores ça. Tu sens bien qu’on est en train de sortir de ce tunnel de marasme. Et puis il y a la campagne de vaccination qui se passe plutôt très bien et qui, du coup, donne de vraies raisons de croire à un probable retour à cette vie d’avant. À cette vie où on se tombait dans les bras. À cette vie où on pouvait se sourire dans la rue. À cette vie où, tout simplement, on pouvait espérer. Espérer que le meilleur reste à venir. Mais en attendant de pouvoir concrètement envisager l’avenir, tu regardes en arrière. Et la première chose qui te saute à la figure, c’est que le temps passe bien vite. Tu as l’impression de parler comme ton arrière-grand-mère qui soupirait en se plaignant de la vie qui file, mais il se trouve que c’est vrai… Le temps file. Tu réalises que c’était il y a dix ans, le 20 février 2011. C’était il y a dix ans, les Printemps arabes. C’était il y a dix ans qu’un souffle…

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