20 février : que nos yeux pour pleurer ?

Par Yassine Majdi

Les intentions étaient belles. Le message fort. Pour la première fois en l’espace de plusieurs décennies, les Marocains de différentes classes sociales étaient réunis pour manifester. Islamistes, gauchistes, libéraux, conservateurs… tous ont décidé, comme rarement le Maroc l’a fait, de battre le pavé. De revendiquer leurs droits. Un sentiment d’union que l’on retrouve trop rarement. Car, pour une fois, le but était commun. Réclamer du changement, de la justice sociale, de la liberté, mais surtout une dignité. En somme, une citoyenneté pleine et assumée. Longtemps, les Marocains se sont sentis bafoués dans leurs droits ou encore ignorés. Et le vent de liberté qui soufflait en 2011 constituait enfin une occasion de faire entendre sa voix. Comme rarement. Comme jamais depuis. Et c’est bien là le plus triste. Car la fin du Mouvement du 20 février (s’il y en a une) a débuté quelques mois seulement après des manifestations qui devraient être inscrites dans l’histoire de notre pays. Le combat était perdu avant même l’adoption de la Constitution. Dans de nombreux pays, les forces appelant au changement deviennent souvent des forces politiques….

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