Tanger, le drame de l’absurdistan

Par Réda Allali

Zakaria Boualem s’apprêtait à vous concocter une nouvelle page guillerette, avec pour matière première un beau succès en Coupe d’Afrique et une spectaculaire hamla vaccinale à grande vitesse lorsqu’il est tombé sur cette information épouvantable, faisant état d’une trentaine de morts à Tanger. Ces malheureux ouvriers textiles ont péri noyés dans le sous-sol d’une usine clandestine, voilà ce qu’on sait au moment où le Guercifi rédige cette page. Il y a une telle charge de sous-développement dans la phrase précédente qu’elle peut couler, à elle seule, toute la production annuelle d’optimisme du Matin du Sahara. C’est une information déprimante, et surtout classique, tant on s’est habitués à ces drames affreux qui accouchent imperturbablement de commissions qui se penchent sur le problème avant de sombrer dans l’oubli. On a déjà vu le film, on le connaît par cœur, ce n’est donc qu’une nouvelle rediffusion. Pourtant, tout le monde le sait : chez nous, le moqqadem sait. Non, il n’y a pas de problème de syntaxe, l’affirmation est absolue, vous pouvez…

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