La peur, la hogra et l’envie de péter les plombs

Par Fatym Layachi

Décidément, ce mois de février n’a rien pour lui. Tu broies constamment du noir. Et puis, vu le temps, tu ne peux même pas dire que tu sois en dépression saisonnière. Du coup ce soir, pour ne pas déprimer toute seule, tu vas passer la nuit chez Zee. Le programme de votre soirée est de regarder n’importe quoi sur Netflix en mangeant n’importe quoi, le tout bien évidemment en étant habillées n’importe comment. Et demain, tu es absolument convaincue que tout ira bien. Là, tu es au volant, sur la route qui te mène vers son appart pour lequel elle s’est endettée pour trente ans. La route est défoncée, l’éclairage public défaillant. Après tout, les promoteurs immobiliers qui vendent hors de prix cette banlieue idyllique ne lui ont pas promis un cadre de vie parfait. En même temps, aussi véreux soient-ils, tu ne peux pas les tenir responsables de tout ce qui foire ; et clairement, l’éclairage public et l’état des routes ce n’est pas leur faute. Cela dit, s’ils payaient leurs impôts,…

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