Lettres à un jeune Marocain : 12 ans plus tard, les auteurs revoient leur copie

Douze ans après la publication de l’ouvrage collectif pensé par Abdellah Taïa, TelQuel a posé une question à quatre de ses auteurs : si vous deviez réécrire votre lettre en 2021, que changeriez-vous ?

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Il est temps que la loi change pour que les citoyens puissent s’aimer quand et comme il leur plaît. Crédit: GLYN KIRK / AFP

Fadwa Islah

Journaliste et cheffe d’édition Moyen-Orient et Afrique du Nord chez Jeune Afrique Fadwa Islah“Quand je relis cette lettre, je me dis que si je devais la réécrire aujourd’hui, j’évoquerais sans doute une fois de plus ces problématiques de l’hypocrisie sociale, du droit à disposer de son corps. Car même si, depuis, la parole s’est très largement libérée et que ces thématiques sont surmédiatisées, le problème est loin d’être réglé. S’il est vrai qu’au Maroc, en coulisses, discrètement, on peut tout faire en termes de libertés individuelles, dans les faits, on reste hors la loi. Le temps est venu pour que la loi change. Dans cette lettre, une jeune fille marocaine vivant à Paris écrivait à sa cousine à Rabat pour lui dire : “Vis ta vie, envers et contre tout. Déleste-toi des pressions sociales. Qu’importe le…

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