Bio, l’avenir de l’alimentation au point mort ?

Encouragé par une prise de conscience écologique, conforté par la pandémie, consommer mieux, de manière responsable, est devenu pour certains Marocains une nécessité. Le franc succès des circuits courts et du bio cache pourtant un véritable casse-tête pour la classe moyenne, freinée par des prix parfois prohibitifs.

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Légumes bio
Ni encadrées, ni subventionnées, ces alternatives bio peinent à s’adapter et restent réservées à une niche. Crédit: AFP

Les circuits courts sont le futur de l’alimentation, on ne pourra plus faire autrement si on veut une consommation juste, dans tous les sens du terme”, tonne Mustapha Belharcha, fondateur de la coopérative Ferme bio Shoul, dans la région de Rabat. En 2007 , après des études en agroalimentaire, le jeune homme décide de revenir dans son village d’origine pour y monter une coopérative agricole bio. Treize ans plus tard, le succès est au rendez-vous : “En plus des marchés que nous faisons et des clients qui viennent s’approvisionner directement à la ferme, nous donnons des ateliers et participons à des programmes internationaux”, explique-t-il. C’est que, depuis une quinzaine d’années, la question du “consommer mieux” est de plus en plus mise sur la table. Conscience écologique, préservation de l’agriculture locale, envie d’un mode…

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