Quatre pays du maghreb penchés au-dessus d’un couscous

Par Réda Allali

Imaginez un peu, les quatre pays du maghreb penchés au-dessus d’un couscous, épaule contre épaule et la bouche pleine, que peut-on imaginer de plus beau, je vous le demande ?

Arrêtez tout, les amis, s’il vous plaît ! Oubliez le virus infâme, le confinement insupportable, les vaccins louches et les bavettes qui pendouillent. N’écoutez pas cette histoire épouvantable de virus mutant, on s’en fout. L’heure est à la célébration, c’est Zakaria Boualem qui vous le dit. Trêve de jérémiades, de projections sinistres, il faut festoyer, car le plat est posé. Et, quand le plat est posé, on s’arrête et on s’installe, c’est bien ainsi que nous avons été élevés. Prenez place, prenez vos aises et appréciez le moment, car figurez-vous que le couscous vient d’être anobli par une inscription au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. C’est une formidable nouvelle, on peut même parler de la plus grande réalisation culturelle depuis la fin des Almohades. Précisons pour commencer que le Guercifi goûte particulièrement ce mets, même s’il le plonge, aussitôt la dernière bouchée ingérée, dans un état comateux parfaitement incompatible avec l’édification…

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