Eyvallah Türkiye!

Par Yassine Majdi

Dans la langue turque, l’expression “eyvallah” est souvent utilisée pour féliciter quelqu’un suite à une réalisation. C’est l’équivalent de “santé!” en français, “cheers” en anglais, ou le fameux “bessaha” bien de chez nous. D’Adana à Istanbul, en passant par Ankara, les “eyvallah” ont dû fuser en début de semaine à travers la Turquie. Le 10 novembre, l’Azerbaïdjan et l’Arménie ont en effet mis un terme à leurs affrontements pour le contrôle du Haut-Karabakh. Une victoire à l’accent définitivement turc, puisque des mercenaires pro-turcs sont soupçonnés d’avoir pris part au conflit, épaulés par l’un des joyaux de l’armement ottoman: le drone TB2 fabriqué par l’entreprise Bayraktar Makina. L’histoire de cette entreprise, mais aussi de ses liens avec le pouvoir turc, est fascinante. Cette épopée tend également à démontrer qu’au sein de la Turquie d’Erdogan, les chemins d’accès au pouvoir se resserrent. Le président turc et ses ouailles détiennent le pouvoir sur l’armée, le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Est-ce à dire que le pays d’Atatürk est une dictature, comme s’empresse parfois de l’affirmer une presse occidentale échaudée par les…

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