Dima Abdallah : “Je n’ai pas voulu parler de la guerre civile libanaise autrement qu’à travers mes personnages”

Avec “Mauvaises herbes”, la Libanaise Dima Abdallah signe un premier roman qui a marqué la rentrée littéraire. Le 9 novembre, elle a remporté la mention spéciale du jury du Prix de la littérature arabe de l’Institut du monde arabe (IMA). Pour TelQuel, elle revient sur ce livre, avec trois mots d’ordre : amour filial, séparation et destruction.

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Dima Abdallah
Dima Abdallah publie un premier roman hautement poétique et à la frontière du tragique. Crédit: David Poirier

Quelques jours seulement après avoir reçu la mention spéciale du jury de la huitième édition du prix de la littérature arabe, décerné par l’Institut du monde arabe à Paris, Dima Abdallah, écrivaine libanaise, nous raconte Mauvaises herbes, son premier roman. Ce n’est pas l’histoire de deux personnages, c’est celle de leur relation. Mauvaises herbes est un roman dont la douceur est poignante, où les voix d’un père et sa fille prennent forme en même temps que leur déchirement s’envenime, et que leurs souffrances s’accentuent, sans jamais s’atténuer. Et c’est l’écriture de Dima Abdallah qui les accompagne: anaphorique, hautement poétique, à la frontière du tragique et parsemée de symboles. Avec les bombardements de la guerre civile libanaise en toile de fond, ces deux personnages sont…

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