Hommage à Mohamed Melehi, le choc de l’onde

L’explorateur, à l’origine d’un bouleversement artistico-esthétique majeur au Maroc, s’éteint le 28 octobre à Paris après une brève lutte contre le Covid-19. Son parcours est celui d’un militant tenace, d’un créateur hors normes, d’un éducateur et passeur. Sans pour autant faire de vagues. Ou si…

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Mohamed Melehi
Mohamed Melehi était un “artiste cosmopolite et éclectique, il était à la fois peintre, photographe, sculpteur et homme de savoir”, évoque Mehdi Qotbi. Crédit: Toumi / TelQuel

Quelles similitudes existe-t-il entre la vie et la mort ? Forcément l’universalité, assurément la panique qu’elles suggèrent. Intérieurement, on arpente la première et appréhende la seconde dans le secret, dans le silence, dans un bel ennui. Mohamed Melehi, qui n’échappe pas à cette réalité, préfère s’accrocher à la vie en lui apportant sa propre part d’esthétique. Il croit en le vide ample, celui qui s’ouvre aux déversements aussi fins que bruts. Pour lui, l’art est à renouveler ou à quitter. Il en fait une religion, à une époque où dire est construire, où la patience du temps n’est pas une vertu. Son élégance, aussi intellectuelle que d’apparence, est un trouble-fête pour l’ambiance établie. Il est l’artiste qui se meurt en créant, en s’imposant, en partageant. Il en est rageusement convaincu, pas encore les siens, congénères dans…

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