Hôpitaux Vs TGV

Par Réda Allali

  Le Boualem a passé une sale semaine, il faut le savoir. Partout autour de lui, on ne parle que de cet infernal virus. Pas un jour sans qu’on ne lui annonce qu’une de ses connaissances est touchée. Et quand on bascule sur un autre sujet, c’est pour lui expliquer qu’un autre ami est ruiné. Au final, il oscille, dépité, entre les mauvaises nouvelles sans qu’aucune lueur ne vienne annoncer la fin des ténèbres. Il a l’impression que notre pays est comme ce mauvais élève qui, depuis des années, passe en classe supérieure en magouillant. A coups de fraudes, de pourboires et de copinages divers, cet élève a fini par se hisser jusqu’au dernier niveau, il a fini par avoir le droit de passer l’examen crucial, mais il doit le passer dans la halalitude la plus totale. Et là, c’est le drame: il est nul. Nous pensions nous en sortir avec nos hôpitaux sous-équipés pendant des années, tranquilles. Nous savions que les médecins étaient trop peu nombreux, que les lits étaient rares et les médicaments encore plus. Mais nous avions…

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