Raconte-moi les autres Maroc

Par La Rédaction

Les Marocains semblent entretenir un amour/rejet avec leur récit national. D’un côté, ils ne se reconnaissent pas toujours dans la mémoire et l’histoire officielles (voir dossier). De l’autre, ils peuvent être friands de podcasts ou d’émissions consacrés à notre héritage commun. Sans doute parce que ces productions comblent un vide identitaire, à savoir ces oublis volontaires qui empêchent l’histoire de notre pays d’être pleinement commune. C’est ainsi qu’à la fin du protectorat, au moment clé où le Maroc écrivait les premières lignes de son récit national de pays indépendant, on fait passer à la trappe des pans entiers de notre mémoire : tout ce qui précède la conquête arabe, et donc toute son histoire amazighe. Le souci des nationalistes à l’époque est de construire une image homogène de l’identité marocaine, qui sera définie avant tout comme arabe au détriment de la diversité du pays. “Nos ancêtres les Arabes”, apprennent des millions d’écoliers, un postulat tout aussi faux que le “Nos ancêtres les Gaulois” enseigné dans les écoles coloniales. L’amnésie…

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