C’est le savoir qu’on a voulu décapiter

Par Fatym Layachi

En cette période, rien n’est vraiment très folichon. Autour de toi, tu vois bien que les gens se donnent de la peine pour égayer cette morne époque. Il y en a qui mettent vraiment du cœur à l’ouvrage. Certains de tes potes s’organisent des week-ends ensoleillés. Ta tante a repris ses cours d’italien. Une poignée de tes copines se sont fait une retraite de yoga. Du coup, ton feed Instagram se remplit de jus colorés et de citations pleines de gratitude. Quelle joie ! Une des cousines de Zee organise même une soirée Halloween. Tu ne sais pas si c’est absolument inconscient ou brillamment cynique. Tu n’en sais rien et de toute façon toi, tu n’iras pas à cette fête. Les nouvelles sont bien trop déprimantes. Le marasme est presque devenu la norme. Tu te sens presque anesthésiée. Tu as l’impression que rien ne peut plus vraiment t’affecter. La torpeur t’interdit toute émotion. Jusqu’à ce que la semaine dernière, tu sois profondément et viscéralement sous le choc. Pire qu’une…

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