S’endetter... une occasion en or

Par Réda Dalil

L’après-Covid ? Un âge d’or ou un cauchemar orwellien ? La question occupe les esprits depuis l’éclatement de la pandémie. Forts d’enseignements liés à la catastrophe sanitaire, les intellectuels et les gouvernants ne cessent de conceptualiser le monde d’après. Plus social ? Plus égalitaire ? Plus écologique ? Certains prophétisent le retour à la production et à la recherche locales, d’autres imaginent un monde post-Covid plus glouton encore, revenant dès la menace sanitaire levée à un libéralisme débridé et inégalitaire, rendu plus puissant encore par la maîtrise de la data. Pour nous autres Marocains, ces cogitations ne manquent pas d’intérêt. Déjà, ici et là des tentatives louables d’ancrer le “made in Morocco” se manifestent avec sérieux. Un tropisme, en tout cas oral, pour le digital, le télétravail, les nouvelles formes de collaboration, prend forme. Or, le Maroc ne devrait pas se laisser disperser par ces débats, cruciaux certes, mais toujours marginaux au vu des urgences qui sont les nôtres. En réalité, un événement d’une importance capitale a eu lieu cette semaine, sans susciter l’attention qu’il mérite. Temple inébranlable du néolibéralisme thatchérien le plus abouti, le…

article suivant

ALE Maroc-Turquie : le Conseil de gouvernement approuve l’application de droits de douane sur les produits industriels