Le monde d’après, la solidarité, la fraternité et gneu gneu gneu

Par Réda Allali

Cette semaine, Zakaria Boualem voudrait vous conter les mésaventures d’un bon ami à lui, un ancien collègue répondant au patronyme improbable de Abdelkoudous Boufous. Il y a quelques années, ce brave informaticien a quitté le confort douillet du salariat bancaire (dans lequel notre héros est toujours englué) pour lancer, plein de panache, sa propre société. Le bougre avait naïvement cru en cette pluie de déclarations officielles qui annonçaient qu’il fallait encourager l’entreprenariat, libérer les énergies, alléger les procédures administratives, ce genre de sornettes. La seule création de son entreprise a nécessité plus de tampons, légalisations, timbres et certificats saugrenus que la Lituanie – au hasard – n’en a produits depuis le premier jour de son existence. A la décharge de notre administration, la Lituanie est un pays récent, alors que nous avons eu l’occasion d’entretenir notre passion bureaucratique depuis au moins les Almohades. Et donc, aujourd’hui, ce brave Abdelkoudous Boufous est un entrepreneur informatique, tbarek allah, ce n’est pas un mince exploit. Son activité a été ravagée par le confinement, mais il n’a pas déposé les armes. C’est ainsi qu’il…

article suivant

Casablanca : réouverture des écoles à partir du 5 octobre, et prolongation des mesures restrictives