Au secours, on nous aime trop !

Par Réda Allali

Il est grand temps de présenter nos excuses. Oui, c’est bien Zakaria Boualem qui l’affirme, l’heure est venue de revoir nos certitudes. Longtemps, nous nous sommes plaints d’être considérés, dans cette noble contrée, comme une quantité négligeable. Nous avons ironisé à l’infini sur notre statut de locataires, une manière d’expliquer que nous payons nos impôts pour une simple occupation du sol, sans aucune forme de service associé, et sans jamais être consultés sur l’organisation de notre logis collectif. Nous pensions, bêtement, ne pas compter pour eux et, pire encore, nous nous imaginions n’être point aimés. C’est bien ce sentiment infâme qui était à l’origine du mauvais esprit diffusé dans ces pages. Il ne faut pas nous en vouloir, nous étions dans l’erreur. Une funeste méprise, un terrible malentendu que la crise de coronavirus est venue corriger. C’est désormais une évidence : ils nous aiment. Ils nous protègent de ce fléau avec une férocité qui, avec le recul, nous donne un peu honte d’avoir douté de leurs sentiments. Le déploiement…

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