Mourir, mais guéri

Par Réda Dalil

Les jours se suivent et se ressemblent, et les politiques de “containment” du virus ne bougent pas d’un iota. Au moindre frémissement du Covid-19, une interdiction de circuler, une fermeture d’école, une mise sous scellés d’une usine, un nouveau couvre-feu… Cela fait maintenant 12 jours que Casablanca est placée sous un dôme. Capitale des capitaux, cœur battant de l’économie, la métropole produit 30% des richesses du pays, mais ploie sous une chape de plomb. Tout cela pour une moyenne de 900 cas diagnostiqués par jour et 250 cas graves au total. Les autorités ne réfléchissent, n’agissent, ne respirent qu’à travers l’impératif médical. Cela rappelle cette adaptation du Malade imaginaire de Molière où joue Louis de Funès. Au moindre gémissement du patient, le comique s’écrie “le poumon, le poumon”. Au moindre semblant de retour à la normale, les autorités, par une circulaire assénée un dimanche soir, s’exclament “le Covid, le Covid”. On peut certes compatir avec un Etat exténué par l’étirement de cette parenthèse épidémique, ne sachant plus quelles solutions mettre en œuvre pour conserver un semblant de contrôle sur la…

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