Un minimum de logique

Par Fatym Layachi

Septembre s’est bien installé. Et ça ne ressemble absolument pas à la chanson de Barbara. Elle chantait que “jamais la fin de l’été n’avait paru si belle”. Toi, tu n’as vu ni l’été ni la beauté. Tu n’as vu que la chaleur. Le temps ne se radoucit même pas d’ailleurs. Il fait encore beaucoup trop chaud mais il n’y a pourtant rien eu de vraiment estival cette année. Tu as repris le boulot dans une ambiance assez chargée. Tout le monde est inquiet. Tout le monde a peur. Tout paraît absolument incertain. Personne n’ose faire de projet. Une espèce d’inquiétude collective semble s’installer durablement. Entre tes potes qui s’endettent de plus en plus, ceux dont les affaires n’ont pas encore repris et ceux qui ne voient pas le bout du tunnel, on ne peut pas dire que ce soit franchement joyeux autour de toi. Tes neveux étaient censés retourner à l’école. Les livres étaient couverts, les stylos rangés et les cahiers étiquetés, mais à la veille de la…

article suivant

Prohibés au sein de l’Union européenne, des pesticides dangereux sont exportés vers le Maroc