Covid, une cohabitation de longue haleine

Par Réda Dalil

Ce virus restera avec nous pendant longtemps, et même si on réussit à le freiner, il continuera à circuler avec douceur, et au moindre rassemblement on aura d’autres flambées. On doit donc l’accepter et démystifier cette maladie, qui va rejoindre la normalité et qui sera prise en charge comme toutes les autres pathologies.” Ainsi s’exprime le professeur Ahmed Rhassane El Adib, chef du service d’anesthésie-réanimation à l’Hôpital mère et enfant de Marrakech. El Adib a finement observé l’évolution de la pandémie au Maroc (voir son interview). Des premiers jours, où le confinement draconien a relativement dompté le virus, jusqu’à la décision d’autoriser l’Aïd El Kébir à la suite duquel la propagation s’est démultipliée, une série de choix et de décisions malheureuses a conduit à la situation actuelle. Décision de regrouper les cas Covid dans deux hôpitaux de campagne, qui a fortement dissuadé les Marocains de se faire tester de crainte de finir éloignés de leur famille. Dysfonctionnement du triptyque dépistage-isolement-traitement, émaillé de complexité et de retards. Incapacité des autorités à définir un circuit de prise en charge clair et précis,…

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