Plomb dans les épices marocaines : l’ONSSA conteste le rapport de l’UNICEF

Une étude menée par l’Unicef et l’ONG Pure Earth/Blacksmith alerte sur la présence de plomb dans les épices provenant de plusieurs pays. Le Maroc fait partie des cinq plus mauvais élèves.

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Il est possible que ce métal soit délibérément ajouté, dans certains cas, pour alourdir les épices vendues au gramme. Crédit: Laura Cortesi/Unsplash

Alors que les contaminations au plomb demeurent une source majeure de préoccupation pour l’OMS, la présence de ce métal lourd dans des échantillons de curcuma, de safran, de paprika et de cannelle aurait de quoi inquiéter les autorités sanitaires locales. En effet, son ingestion par les enfants peut avoir des conséquences irréversibles, et près de 1,8 million d’enfants au Maroc présentent un taux trop élevé de plomb dans le sang (50 mg/L), 209.000 un taux dangereux (100 mg/L). À l’instar du Bangladesh, du Pakistan, de la Géorgie et du Népal, le Maroc est pointé du doigt par une étude publiée dans le Journal of Public Health Management and Practice et reprise dans un rapport de l’UNICEF, “The Toxic Truth”, pour le taux élevé de plomb dans ses épices. Résultats contestés par les autorités sanitaires du royaume.

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