La lente symphonie de la relance, par Abdelali Doumou

Par Abdelali Doumou

Si la mise en place d’un plan de relance immédiat lui semble utopique, Abdelali Doumou croit en revanche à une reprise économique lente et difficile, qui prendrait le temps, entre autres choses, de démanteler le système de rente et d’améliorer le rendement de la dépense publique.

Le débat sur la crise de la pandémie au Maroc est dominé, comme à l’accoutumée, par des attitudes euphoriques en faveur d’une relance économique faussement volontariste. Encore une fois, les opérateurs économiques, les économistes, les responsables publics s’érigent en haut-parleurs de la symphonie de la relance. Pas moins de 100 milliards de dirhams sont exigés par le plan de relance des opérateurs privés pour renflouer le cycle des affaires. Certains économistes qui ont présenté des propositions pertinentes de relance insistent sur les deux leviers : l’Etat à travers l’investissement public, et le financement bancaire pour renflouer la trésorerie des entreprises. La Loi de Finances rectificative 2020 vient consacrer cette plaidoirie, certes avec prudence, mais en misant, comme d’habitude, sur un hypothétique investissement public (182 milliards de dirhams) que l’Etat n’arrive pas à optimiser faute de…

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