Fugazi : une centrale solaire en toc ?

Par Yassine Majdi

Ça a l’air d’un diamant, ça brille comme un diamant, mais ce n’est pas un diamant. Souvent utilisé pour symboliser le luxe, le dioxyde de zirconium n’est pourtant pas une pierre précieuse. Il est plutôt l’exemple le plus concret de ce qui est appelé dans l’argot américain un fugazi. L’étymologie du mot est inconnue, mais le terme, popularisé par le film Donnie Brasco, est revenu à la mode grâce à l’influence du hip-hop US et est également utilisé pour désigner quelque chose de faux ou, sans verser dans la vulgarité, de “mal foutu”. C’est justement toute l’impression que nous donne la Centrale solaire Noor à la lecture de l’avis du CESE consacré à l’accélération de la transition énergétique et à la croissance verte (voir dossier). Noor était censée être le joyau de la couronne en matière de révolution énergétique marocaine, mais n’est finalement qu’un fugazi dont le déficit annuel est estimé à 800 millions de dirhams par les experts de l’instance pilotée par Ahmed Reda Chami. [blockquote author= »Yassine…

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