Quand le PJD confond l’État et sa cuisine interne

Par Fatym Layachi

Ça y est, le pays est quasiment entièrement déconfiné. À part quelques villes où le virus reste encore très actif, presque partout, les cafés, les restaurants, les salles de sport, les malls et les hammams ont rouvert. Tu peux aussi retourner à la plage et chez le coiffeur et ça, ça te met en joie ! Tes oncles ne savent toujours pas quand est-ce qu’ils pourront retourner à la mosquée et ça les énerve profondément. Tes compatriotes bloqués à l’étranger commencent même à être rapatriés. Certes, leur rapatriement se fait au compte-gouttes, mais il commence à se faire et c’est déjà ça. Les hôtels vont rouvrir, les déplacements entre villes sont de nouveau autorisés et les vols intérieurs reprennent. Il y a donc tout plein de bonnes nouvelles qui te donnent l’impression que ton été se passera presque normalement. Et au milieu de toute cette légèreté, des nouvelles ahurissantes te mettent hors de toi. Cette semaine, c’est au ministre des Droits de l’homme que tu dois ton indignation. Enfin,…

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