Ce Maroc est cruel

Par Yassine Majdi

Optimistes, nous avions utilisé le mot “irréprochable” en Une de TelQuel pour qualifier la gestion gouvernementale de la crise engendrée par la pandémie de coronavirus. Nous étions le 20 mars, et l’appareil étatique faisait alors preuve de transparence, annonçait des mesures économiques à tout-va et donnait l’impression d’anticiper. Prévenants, nous avions envisagé de préciser “pour l’instant” sur la Une. Mais, associés au sentiment de solidarité nationale qui prévalait alors, le choix a été fait de s’en dispenser. Avec le recul, force est de constater que nous n’aurions pas dû. Car près de trois mois plus tard, une seule conclusion s’impose : ce Maroc est cruel. Ce Maroc est cruel, car nos dirigeants nous ont une nouvelle fois roulés en promettant une transparence qu’ils n’ont pas su tenir. Les exemples sont légion, mais le dernier en date est cette communication au cœur de la nuit du 9 au 10 juin sur le “déconfinement”… ou la “prolongation du confinement”… ou “l’allègement du confinement en vue d’un déconfinement”. Bref, on ne sait plus comment appeler ce…

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