Le racisme dans l'oeil du voisin américain...

Par Réda Allali

A force de regarder des écrans toute la journée, Zakaria Boualem a le plus grand mal à distinguer la réalité de la fiction. En vérité, on ne sait plus très bien laquelle inspire l’autre. L’explosion de violence qui s’est abattue sur les Etats-Unis, par exemple, avait tout d’une série télé ou d’un film de Tarantino. Le meurtre initial, la réaction des manifestants, les violences policières, les interventions du président Donald, tout semble écrit par un scénariste dans le but d’optimiser l’impact des images. Dans quelle autre contrée peut-on proposer au public le spectacle d’un type qui descend de son véhicule et brandit, tel Sitting Bull, un véritable arc à l’ancienne pour en menacer les manifestants qui l’entourent? Pareil pour ce commerçant, lynché par la foule après avoir estimé qu’un sabre était la meilleure option pour protéger son business. Où donc, dans la planète, peut-on imaginer des images aussi marquantes que celles de policiers posant le genou à terre, avec une théâtralité qui ne demande qu’à être filmée pour faire le tour du monde? Sans même parler des sorties de Donald,…

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