À quand la relance vert cannabis?

Par Yassine Majdi

On la bloque à Guergarate. On l’effrite à Rabat. On la fume à Casablanca, Tanger ou Marrakech. Elle, c’est évidemment la résine de cannabis. Même s’il s’agit probablement de l’un des produits les plus exportés depuis le Maroc, les saisies de douane ont augmenté de 500% durant l’année passée, selon un récent communiqué de l’administration dirigée par Zouhair Chorfi. Un nouveau témoignage de la popularité croissante de cette fine fleur du terroir marocain. La culture de cannabis, sa consommation et son commerce sont interdits par la loi marocaine, mais dans un pays où la pratique a tendance à devancer l’adaptation, la population en consomme de facto. Des villas d’Anfa Sup au quartier de Hay Mohammadi, en passant par le Maârif, comme partout au Maroc, toute une partie de la population sait pertinemment comment s’approvisionner, et consommer le cannabis sous ses différentes formes. Certains savent le faire depuis l’adolescence. Et c’est bien là que le bât blesse. Car à l’image de la Prohibition américaine, l’interdiction au Maroc du cannabis contribue à la création de réseaux criminels qui organisent la production et…

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