Loi 22-20 : khnouna législative

Par Yassine Majdi

On y croyait pourtant. L’union nationale, la solidarité, la transparence… autant de principes longtemps réclamés, que nos décideurs s’étaient engagés à appliquer dans la lutte contre ce coronavirus, que l’on s’efforce de contenir sans pour autant arriver à le vaincre. Les espoirs des citoyens les plus optimistes se sont envolés, en même temps que ces beaux principes se sont effondrés comme un château de sable, usés par un naturel qui revient au galop. La manière dont le projet de loi n° 22.20 — censé “lutter contre les nouvelles tendances de crimes électroniques” — a bien failli être adopté pour mieux museler les Marocains invite à la vigilance la plus attentive, face à des politiques dont les motivations continuent de s’éloigner des revendications des citoyens. Quelle indignité ! Pas un responsable pour assumer la paternité de cette khnouna législative que tous se refilent à présent comme une patate chaude. Il était pourtant permis d’espérer que l’insondable boycott populaire de 2018 allait servir de cas d’école à certains de nos responsables. Que nenni ! Deux ans après le mouvement qui a lourdement impacté Afriquia, les…

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