Trois questions sur la suspension des droits d’importation du blé tendre

Après celle du 2 janvier, puis du 30 avril, c’est la troisième prolongation de suspension des droits d’importation du blé tendre et ses dérivés au Maroc depuis début 2020. Décryptage.

Par

Evi Radauscher/Unsplash

Ce jeudi 7 mai, le Conseil de gouvernement examinera un projet de décret relatif à la prolongation de la suspension des droits d’importation du blé tendre et ses dérivés. Une mesure à même de “garantir un approvisionnement normal du marché national du blé” et d’“assurer la stabilité des prix sur le marché local”, mais qui atteste d’une baisse de la production nationale, à l’heure où la sécurité alimentaire est devenue l’un des grands enjeux de l’ère Covid-19. Pour décortiquer ce sujet, TelQuel s’est entretenu avec le Pr Nabil Boubrahimi, économiste, enseignant à la FSJES de Kénitra et chercheur associé auprès de l’Institut royal des études stratégiques (IRES).

TelQuel : Il s’agit de la troisième suspension décidée par le gouvernement depuis janvier 2020. Est-ce le signe d’une mauvaise saison agricole ou est-ce à lier aux effets du Covid-19 ?

Nabil Boubrahimi : La saison agricole n’a pas été fameuse, et à cela s’ajoutent les effets de…

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