Pour les jeunes, demain, c’est loin

Par Yassine Majdi

Comme s’ils sentaient le ramadan se rapprocher, ils vivent la nuit depuis déjà un mois. Leur fureur de vivre, ils la déversent en tirant sur une cigarette ou sur un joint qui passe de main en main et de lèvres en lèvres malgré les risques encourus. Dans le labyrinthe qu’est le quartier Maârif à Casablanca, ils sont légion lorsque l’horloge approche de minuit. Comme eux, des jeunes à Tanger, Rabat, Fès ou Meknès vivent la même vie. Leur frustration, on la sent à la manière d’écraser leur mégot sur le bitume. Ils ont entre 17 et 25 ans, voire plus, et leur avenir est flou. Pour certains, c’est la perspective d’un baccalauréat qui s’éloigne. Largués par leur ministère de tutelle, ils ne savent toujours pas si l’examen aura lieu. Il est vrai que le département de Saaid Amzazi a d’abord dû faire face à l’urgence et réaliser un saut quantique en termes d’utilisation d’outils technologiques. Dans certaines écoles, les enseignants les mieux outillés ont pu/su profiter de la proximité de façade créée par Hangouts ou Teams. Toujours est-il que plus…

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