Thami El Glaoui, le pacha qui aurait pu être roi

L’histoire de Thami El Glaoui s’apparente à une success-story. Celle de l’ascension d’un chef de tribu lambda, petit-fils d’un marchand de sel. Un seigneur féodal qui, au final, a déposé deux sultans et marqué de son empreinte l’histoire du Maroc. Un roi, à sa manière.

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Dans son bureau à Marrakech, Thami El Glaoui reçoit les puissants de l’époque et gère avec les Français les affaires politiques du royaume. Crédit: AFP

A la fin du 19e siècle, le sultan Moulay Hassan ne dirige qu’une partie du pays. Si son autorité s’exerce sur blad Makhzen, les territoires au-delà des contreforts de l’Atlas sont trop loin du pouvoir central basé à Fès pour que le souverain y ait une quelconque influence. C’est blad siba, pays des tribus rebelles, promptes à défier l’autorité du sultan.

Les prédécesseurs de Moulay Hassan ont tous dû mener régulièrement des campagnes militaires pour les ramener dans leur giron. C’était, qui plus est, le seul moyen  de percevoir l’impôt et renflouer les caisses vides des Alaouites. Le sultan, ruiné et en quête de fonds, n’échappe pas à cette règle de gouvernance.

C’est ainsi qu’à l’automne 1893, Moulay Hassan, à la tête d’une harka partie en expédition dans le…

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