Zakaria Boualem, troisième semaine de confinement

Par Réda Allali

Cette troisième semaine de confinement, associée à la perspective désormais très probable de le voir maintenu pendant le ramadan, a plongé Zakaria Boualem dans une épaisse perplexité. Comme tout le monde, il attend cette prolongation de peine en se demandant si elle ne va pas figurer sur son casier judiciaire. Le malheureux ne sait plus quelle posture mentale il doit adopter. Il regarde les chiffres, mais il est bien incapable d’en tirer de grandes conclusions. Que peut-on penser de ces tableaux qu’on nous propose tous les jours, telle est la question. Faut-il se réjouir de voir le nombre de cas déclarés maintenu dans des proportions plutôt réduites ? Faut-il au contraire considérer que le faible nombre de tests fait de ce premier chiffre un terrible trompe-l’œil ? Il ne sait pas. Il aimerait croire ce qu’il lit. Que nous produisons des masques, des respirateurs, que nous nous sommes révélés pendant cette crise de manière spectaculaire et inattendue. Que les hôpitaux de campagne, montés à grande vitesse, vont pouvoir combler nos carences accumulées pendant des décennies. Que la conscience aiguë que nous serons…

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