Chronique d’un confinement. Jour 8

Confinée dans son appartement parisien, notre chroniqueuse Fatym Layachi nous fait le récit quotidien d’une vie entre quatre murs.

Par

Jour 8. Je suis émue aux larmes par ces images des rues du Maroc.

Mardi 24

Jour 8

Certains commencent à parler des leçons à tirer de cette pandémie. De mon côté, je ne sais pas si j’aurai appris quelque chose. Peut-être à faire le pain. Et encore ce n’est pas gagné.

Pour l’instant, je n’apprends pas grand-chose mais je ressens beaucoup de choses. Beaucoup d’émotions.

Oui… je sais à quel point la romantisation du confinement un luxe. Et peut être perçue comme un privilège de classe. Je ne le sais que trop. Et pourtant je ne peux m’empêcher d’être émue.

Et ce qui est fou c’est que la plupart de mes émotions sont ressenties à la vue d’images à travers un écran.

Je suis émue aux larmes par ces images des rues du Maroc.

Le sang glacé par les images des “oubliés” dont le désœuvrement est si justement raconté par Anaïs Lefébure.

à lire aussi

Si fière en découvrant cette femme caïd qui fait régner l’ordre dans les rues de Safi.

Avec la chair de poule en voyant des policiers au garde-à-vous devant des citoyens confinés.

Émue encore de voir la solidarité s’organiser à l’échelle individuelle.

Un ami intelligent, comme dirait l’autre, m’a dit que cette pandémie inventerait peut-être un nouveau modèle de développement au Maroc. Je ne suis pas aussi visionnaire que lui. Mais j’ai très envie de le croire ce soir.