Notre économie face au virus

Par Réda Dalil

La propagation continue du coronavirus, mal tueur et sans remède, rebat radicalement les cartes d’un monde frappé par une sorte de stupeur devant le déploiement de l’imprévisible. Née en Chine, cette grippe s’est très vite exportée au reste du monde du fait d’une mondialisation massive de la mobilité. Avec 5 cas déclarés et un décès, le Maroc semble mieux s’en sortir que nombre de pays où, à l’instar de l’Italie, la pathologie se répand comme un feu de forêt, poussant les autorités transalpines à mettre tout un territoire et ses 60 millions d’habitants en quarantaine. Les mesures de confinement de proportion biblique prises par les pays gravement touchés en disent long sur la portée d’une pandémie désormais officielle, et dont nul ne peut prédire le bilan humain. Dommage collatéral du virus: l’économie mondiale, fortement intégrée, donne les premiers signes d’un collapsus. Partout, les Exécutifs tentent de calmer une tempête dont certains comparent la fureur et les effets destructeurs à ceux de la grande crise financière de 2007/2008. A l’époque justement, le ministre de l’Economie, Salaheddine Mezouar, proclamait la résilience du…

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