Bouhawla, un douar en quête de lumière

A 90 kilomètres de Casablanca, les habitants de Bouhawla n’ont pas accès 
à l’eau potable et à l’électricité. Dans l’attente d’une intervention de la commune 
de Ben Ahmed, à laquelle ce douar est rattaché, une contestation s’organise 
pour faire surgir la lumière dans les foyers.

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La nuit tombée, les enfants font leurs devoirs à la lumière des bougies, faute d’électricité. Crédit: TOUMI

Une vie pareille ne vaut pas la peine d’être vécue”, se désole Khadija. Dans sa djellaba grise, adossée à la paroi en zinc d’une baraque en ruine, cette femme au foyer trentenaire, épouse d’un détaillant de cigarettes, se repose d’une longue journée passée à faire l’aller-retour entre son domicile et la fontaine d’eau la plus proche.

Aucun des 600 foyers de ce douar n’est rattaché au réseau d’assainissement

Comme chaque soir, lorsque ses deux enfants âgés de 6 et 12 ans rentrent de l’école, elle lave avec parcimonie leurs petits corps frêles. A Bouhawla, chaque goutte d’eau compte. Aucun des 600 foyers de ce douar de la commune de Ben Ahmed, à 90 kilomètres au sud de Casablanca, n’est rattaché au réseau d’assainissement. Conséquence : les eaux usées sont évacuées directement à l’extérieur des…

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