Zakaria Boualem et l’arrivée du coronavirus au Maroc

Par Réda Allali

Les beaux jours reviennent, les amis, et Zakaria Boualem, comme tout le monde, retrouve mécaniquement le sourire. La nouvelle de la semaine, c’est bien sûr que nous avons enfin notre premier cas de coronavirus. Notre entrée fracassante dans la shortlist des pays importants a été saluée avec enthousiasme par de nombreux marocains, qui se sont déplacés avec célérité à l’hôpital pour “voir ce coronavirus”. Munis de masques, ils se sont succédé devant les caméras pour expliquer leurs motivations profondes, et on sentait de la fierté dans leur voix. Il faut mettre de côté ces vidéos pour les chercheurs qui, dans le futur, tenteront de définir l’âme marocaine une fois que nous aurons été décimés. C’est ce mélange d’inconscience, de témérité, de créativité et de curiosité qui fait de nous un peuple exceptionnel, c’est incontestable. N’allez pas croire que Zakaria Boualem s’estime au-dessus de ses compatriotes. Il faut préciser que lui-même, avec toute sa fhama tbarek allah, s’était rendu à grandes enjambées sur le boulevard Moulay Youssef quelques minutes à peine après qu’une bombe y a explosé en 2007. Comme beaucoup…

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