Zakaria Boualem, le coronavirus et la fiche jaune

Par Réda Allali

Cette histoire de coronavirus commence à devenir inquiétante, les amis. Zakaria Boualem a entendu de braves chroniqueurs français évoquer la peste noire sur une chaîne d’information, il a failli s’évanouir. Puis il s’est souvenu que, sur la même chaîne, il avait été question d’un musulman qui se radicalisait parce qu’il avait décidé de faire le ramadan, pendant qu’un autre intervenant avait décelé la main sournoise des Frères musulmans derrière les manifestations des Gilets jaunes. On peut donc affirmer que ces gens-là ont tendance à exagérer un peu. Parce que la peste noire, ce n’est pas rien. Il paraît qu’elle a décimé la moitié de l’Europe au XIVe siècle, c’est un chiffre terrifiant. Chez nous, on ne sait pas trop combien elle a fait de victimes à la même époque, nous n’avons pas l’habitude de nous intéresser à ce genre de statistiques, hamdoullah, elles pourraient nous déprimer. Mais il n’en demeure pas moins que Zakaria Boualem a le plus grand mal à imaginer les Mérinides luttant contre ce fléau. Ce n’est pas propre à ce fléau, d’ailleurs. Nous n’avons construit aucune…

article suivant

Le doctorat fait-il encore rêver ? Regards croisés entre le Maroc et la France