Alami, Ghannam et le rétablissement de la confiance

Par Réda Dalil

"Il y a une grande attente dans le pays, causée par une perte de confiance”.

Ainsi s’exprimait Ahmed Reda Chami, le 4 février 2020 à Rabat, lors d’une conférence de presse de la CSMD. Le constat est à la fois indéniable et largement partagé par les acteurs publics et privés de l’économie marocaine. Or, quelques heures après la déclaration du membre de la Commission Benmoussa, tombait le verdict dans l’affaire Madinat Badis d’Al Hoceïma. Après cinq ans d’un procès éprouvant, Anass Houir Alami et Ali Ghannam, respectivement ex-directeur général de la CDG et ex-directeur général de la CGI, ont été condamnés à un an de prison ferme. Loin de nous l’idée de contester une décision de justice ou de mettre en doute son indépendance, mais ce verdict a sonné comme un coup de tonnerre au sein de la haute fonction publique et du gotha des affaires. L’incompréhension est totale. Si tout et n’importe quoi s’est dit autour de cette affaire dans les médias et les salons, il convient de clarifier certaines choses. D’abord, Alami et Ghannam ont été innocentés des…

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