Vers une marchandisation de la santé?

Par Réda Dalil

A première vue, les trois conventions signées en grande pompe, sous les auspices de l’ANAM, le 13 janvier, par la CNSS et les prestataires de soins privés, cliniques, spécialistes et généralistes, sont une bonne nouvelle pour les salariés du privé. En simplifiant, les salariés du privé, assurés à l’AMO, auront moins à débourser de leur poche pour leurs frais médicaux. La CNSS a en effet relevé ses taux de remboursement ainsi que les tarifs de référence. L’on comprend d’ailleurs que les DG de l’ANAM et de la CNSS se soient félicités à l’unisson, de ce que l’on a médiatisé comme un « big-bang« . Mais à première vue seulement. Car, en réalité, cette signature a été marquée par une absence de taille, celle de la CNOPS, le gestionnaire de l’AMO des fonctionnaires et des salariés du public. Si la CNOPS a refusé de signer, c’est qu’il y avait un problème. On ne peut plus sérieux. Pour Abdelaziz Adnane, son DG, signer ces conventions remettrait en cause la pérennité même de l’AMO, dans toutes ses branches, et condamnerait immédiatement la CNOPS à un…

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