Fès, un château d'eau assiégé

La capitale spirituelle du Maroc subit d’importantes perturbations liées à l’amenuisement des ressources hydriques et à la dégradation de la qualité de l’eau potable. Couplé à l’accroissement démographique, ce combo risque de lui être fatal. (Cet article est extrait d’un dossier publié dans TelQuel N° 783, du 20 au 26 octobre 2017)

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Une simple gorgée d’eau cristalline dans la médina justifie le périple jusqu’à Fès”, disaient jadis les pèlerins se rendant au sanctuaire de Moulay Idriss 1er. Cette assertion n’est plus d’actualité, aussi bien pour les visiteurs que pour un pan entier des 1,5 million d’habitants.

La ville spirituelle endure de graves perturbations liées à l’adduction et à la qualité de l’eau potable, suite à une série de dysfonctionnements étalés sur toute l’année. Consternés, les habitants que nous avons interrogés dénoncent ce mal qui prévaut notamment dans l’ouest de Fès. Des difficultés qui se sont aggravées pendant l’Aïd El Kébir et les jours suivants. “Les gens ont été contraints de jeter certaines parties du mouton, faute d’eau courante pour les laver”, explique Smail Achahbar, du collectif “Al Moubadara” à Sehb El Ouard, sur la…

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